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Parcoursup : Faut-il un coach pour l'orientation de votre enfant ?
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Parcoursup : Faut-il un coach pour l'orientation de votre enfant ?

L'échéance Parcoursup approche et vous vous demandez si un coach est nécessaire ? Découvrez nos conseils pour accompagner votre enfant sereinement.

L'angoisse de la page blanche face à Parcoursup

Le cas de Matthéo, relaté par Le Point, vous est peut-être familier. Un projet d'orientation qui semblait clair depuis des années, celui de devenir architecte, se fissure à l'approche du bac. Un stage sème le doute, une nouvelle idée émerge – une école de commerce – et soudain, c'est la panique. Comment faire les bons choix ? Comment s'assurer une place quelque part, sans pour autant viser une classe préparatoire qui ne lui correspond pas ?

Cette situation est le quotidien de milliers de familles. Face à la complexité perçue de Parcoursup, la tentation de faire appel à un coach en orientation est grande. Mais est-ce vraiment indispensable ? Chez Bilan Orientation, nous pensons que l'information et l'accompagnement parental sont vos meilleurs atouts. Décryptons ensemble.

Pourquoi Parcoursup semble si intimidant ?

L'histoire de Matthéo met en lumière plusieurs sources de stress bien connues des parents et des lycéens :

  • Le doute de l'adolescence : Un projet mûri depuis l'enfance peut s'effondrer après une expérience concrète (un stage, une rencontre...). C'est une étape normale, mais déstabilisante à quelques mois de la clôture des vœux.
  • La pression du profil : Matthéo a des résultats "corrects", mais n'est pas un "foudre de travail". Cela ne le disqualifie pas pour les études supérieures, mais l'oblige à construire une stratégie fine, au-delà des filières les plus sélectives.
  • La nécessité de "vœux airbag" : La peur de n'être accepté nulle part est immense. Il est crucial de savoir construire une liste de vœux équilibrée, avec des formations de secours qui ne soient pas des choix par défaut, mais de véritables plans B pertinents.

C'est dans ce contexte que la figure du coach apparaît comme une solution rassurante. Il promet une expertise, une méthode et un regard extérieur pour naviguer dans cette jungle. Mais que fait-il concrètement, et pouvez-vous jouer ce rôle ?

3 étapes clés pour accompagner votre enfant (même sans coach)

Faire appel à un professionnel est une option qui peut être utile pour certains. Mais avant de sauter le pas, sachez que vous disposez déjà des ressources pour aider efficacement votre enfant. Voici une méthode en trois temps.

1. Initier un dialogue constructif (et non directif)

La maman de Matthéo connaît bien le monde des écoles de commerce. C'est un atout, mais aussi un risque : celui de projeter ses propres aspirations. Votre premier rôle est d'être un guide, pas un décideur. Posez des questions ouvertes pour aider votre enfant à verbaliser ses doutes et ses envies :

  • "Qu'est-ce qui t'a déplu ou fait douter durant ton stage ?"
  • "Qu'est-ce qui t'attire concrètement dans cette nouvelle idée d'école de commerce ? Les matières ? Les débouchés ? L'ambiance ?"
  • "Si tu ne tenais pas compte de l'avis des autres ou des débouchés, qu'est-ce qui te ferait vraiment plaisir d'apprendre ?"

L'objectif est de l'aider à mieux se connaître, à séparer ses désirs profonds des influences extérieures.

2. Devenir des enquêteurs de l'orientation

Le doute s'installe souvent par manque d'information concrète. Transformez cette période en une phase d'exploration active. Votre mission est de pousser votre enfant à chercher des preuves et des témoignages :

  • Consultez les sites officiels : Le moteur de recherche de Parcoursup est une mine d'or. Chaque fiche de formation détaille les attendus, les taux d'accès, les débouchés... Les sites de l'ONISEP et terminales2023-2024.fr sont également incontournables.
  • Participez aux Journées Portes Ouvertes (JPO) : Rien ne remplace une visite (même virtuelle) pour sentir l'ambiance d'un campus et poser des questions directement aux enseignants et aux étudiants.
  • Contactez des étudiants ambassadeurs : De nombreuses écoles et universités proposent des mises en relation avec leurs étudiants. C'est le meilleur moyen d'avoir un retour d'expérience authentique.

3. Bâtir une stratégie de vœux intelligente

C'est le moment de parler des fameux "vœux airbag". Une bonne liste de vœux Parcoursup doit être diversifiée et refléter à la fois les rêves et le réalisme. Aidez votre enfant à classer ses idées en 3 catégories :

  • Les vœux "de cœur" : Les formations très sélectives qui le font rêver, même si les chances d'admission sont faibles. Il ne faut pas s'autocensurer !
  • Les vœux "réalistes" : Des formations intéressantes où son dossier a de bonnes chances d'être accepté. C'est ici qu'il faut bien analyser les "attendus" et les taux d'accès des années précédentes sur les fiches Parcoursup.
  • Les vœux "de sécurité" : Il s'agit principalement des licences universitaires non sélectives (où la réponse sera "oui" ou "oui si") ou des BTS/BUT dans des lycées où son dossier est solide. Ce sont des formations qui lui plaisent et où il est quasiment certain d'être admis.

Conclusion : Votre rôle est irremplaçable

Alors, faut-il un coach ? La réponse est : pas nécessairement. Un coach peut apporter une méthode et un cadre, mais il ne remplacera jamais l'accompagnement bienveillant et la connaissance intime que vous avez de votre enfant. En adoptant une posture d'écoute, en l'encourageant à être acteur de ses recherches et en l'aidant à structurer sa stratégie, vous lui donnerez les meilleures clés pour aborder Parcoursup avec plus de confiance et de sérénité. Et c'est bien là l'essentiel.

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