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Parcoursup : Comprendre les doutes de votre enfant pour l'aider
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Parcoursup : Comprendre les doutes de votre enfant pour l'aider

Le témoignage de deux lycéennes face à Parcoursup. Décryptage et conseils concrets pour aider votre enfant à gérer le stress et faire les bons choix.

Parcoursup, entre espoir et confusion : le miroir de votre adolescent

Le cas de Zoé et Camille, deux lycéennes de Terminale, est un excellent reflet de ce que vit peut-être votre enfant en ce moment. D'un côté, une vision assez claire de son projet (devenir criminologue via des études de droit). De l'autre, une hésitation entre plusieurs voies prestigieuses (droit, Sciences Po, journalisme). Mais pour toutes les deux, un sentiment commun : Parcoursup, c'est à la fois un horizon concret et une source de stress encore "un peu floue". En tant que parent, comment décrypter ces émotions et accompagner au mieux votre enfant ?

Pourquoi Parcoursup semble si "flou" (et pourquoi c'est normal)

Camille le résume parfaitement : entre les épreuves du bac à préparer et la complexité de la plateforme, il est naturel de se sentir un peu perdu. L'enjeu est immense – il s'agit de choisir son avenir – et la procédure, avec son calendrier strict et son jargon, peut paraître intimidante. Votre enfant n'est pas seul à ressentir cela. Le "flou" vient souvent de trois facteurs :

  • La surcharge d'informations : Entre les salons, les interventions au lycée et les recherches sur Internet, les jeunes sont bombardés de données pas toujours faciles à trier.
  • La pression de l'immédiat : Le baccalauréat reste l'objectif prioritaire et tangible de l'année de Terminale. L'orientation peut sembler plus lointaine, jusqu'à ce que le calendrier s'accélère.
  • La peur de se tromper : La crainte de faire un mauvais choix ou de ne pas être accepté dans la formation de ses rêves est une source d'anxiété majeure.

Notre conseil : Validez ce sentiment. Reconnaissez que c'est une étape complexe et stressante. Votre rôle n'est pas d'avoir toutes les réponses, mais d'offrir une écoute bienveillante et de l'aider à s'organiser pour que ce "flou" se dissipe peu à peu.

Facs, écoles sélectives : décryptage des deux angoisses de Parcoursup

Les préoccupations de Zoé et Camille illustrent parfaitement la double nature de Parcoursup. Il est crucial de comprendre cette distinction pour apaiser les craintes.

1. Les formations non-sélectives (les "facs") : Zoé a raison de se sentir plus sereine pour l'université. La plupart des licences générales ne sélectionnent pas à l'entrée, ce qui signifie que tout bachelier a le droit de s'y inscrire (dans la limite des places disponibles). Cependant, il faut rester vigilant : un bon dossier et un projet de formation motivé bien rédigé sont indispensables pour être accepté dans les filières les plus demandées ("en tension").

2. Les formations sélectives (Grandes Écoles, Sciences Po, BUT, BTS...) : C'est ici que se concentre le stress de Camille, et à juste titre. Ces formations reçoivent beaucoup plus de candidatures qu'elles n'ont de places. La sélection se fait sur dossier (notes, appréciations, projet de formation) et parfois sur concours ou entretien. C'est dans ce contexte que les fameuses "listes d'attente" apparaissent. Être sur liste d'attente n'est PAS un échec ! C'est une situation normale qui prouve que le dossier de votre enfant est bon. Il faut simplement s'armer de patience et surtout, avoir formulé d'autres vœux pour sécuriser son parcours.

De l'inspiration au projet : comment aider votre enfant à construire ses vœux

Qu'il soit décidé comme Zoé (inspirée par un projet familial) ou hésitant comme Camille, l'important est de transformer une idée en un projet concret et argumenté. C'est le cœur du dossier Parcoursup.

Voici des actions concrètes que vous pouvez encourager :

  • Participer activement : Les journées "Testez la fac" comme celle à laquelle ont participé les jeunes filles, les journées portes ouvertes (JPO) ou les salons (Studyrama, L'Étudiant) sont des mines d'or. Ce n'est pas une perte de temps, c'est un investissement pour faire le bon choix.
  • Vérifier l'information : L'inspiration est une chose, la réalité des études en est une autre. Comme Zoé, encouragez votre enfant à se renseigner précisément sur les cursus. Le site de l'Onisep et les fiches formation de Parcoursup sont des références incontournables.
  • Multiplier les vœux : L'hésitation de Camille n'est pas un problème, c'est une opportunité. Parcoursup permet de formuler de nombreux vœux. Il est stratégique de panacher entre des vœux "de rêve" (très sélectifs), des vœux "réalistes" et des vœux "de sécurité" (non-sélectifs).

En conclusion, l'expérience de Zoé et Camille nous rappelle que l'orientation est un cheminement personnel, fait de doutes et de découvertes. Votre rôle de parent est celui d'un facilitateur : aider à trouver la bonne information, poser les bonnes questions et, surtout, rassurer votre enfant sur le fait qu'il a le droit d'hésiter et le devoir de se faire confiance.

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