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Parcoursup : Les angoisses de votre ado décryptées (et comment l'aider)
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Parcoursup : Les angoisses de votre ado décryptées (et comment l'aider)

Votre ado stresse à cause de Parcoursup ? Comprenez ses craintes et découvrez nos conseils concrets pour l'accompagner avec sérénité et efficacité.

Chaque année, à l'approche de l'ouverture de la plateforme Parcoursup, la même vague d'inquiétude déferle sur les familles. Récemment, le salon Auversup à Clermont-Ferrand a réuni des milliers de lycéens et, comme partout en France, les mêmes questions revenaient : comment fonctionne cet outil ? Mon enfant va-t-il être choisi par un robot ? Et s'il n'est pris nulle part ?

En tant que parents, vous êtes en première ligne pour accompagner votre enfant dans ce moment charnière. Plutôt que de subir cette angoisse, nous vous proposons de la décrypter pour mieux y faire face. Analysons ensemble les craintes les plus courantes des lycéens, et voyons comment vous pouvez les aider concrètement.

1. La peur du "robot" : "C'est une machine qui va décider de mon avenir"

C'est la crainte exprimée par Julie, une élève de Terminale : "C’est le robot qui va me choisir ou non alors que si j’avais une lettre de motivation et un entretien comme avant, j’aurais plus eu mes chances". Cette vision de Parcoursup comme une boîte noire algorithmique est très répandue, mais elle est fausse. Il est crucial de le rappeler à votre enfant.

La réalité du processus :

  • Parcoursup n'est pas un juge : Comme le rappelle très justement une psychologue de l'Éducation Nationale, la plateforme est avant tout une "boîte aux lettres" numérique. Elle transmet les dossiers des candidats aux formations, et inversement.
  • Des humains derrière les écrans : Chaque dossier est examiné par une "commission d'examen des vœux" au sein de chaque établissement (université, prépa, BTS...). Cette commission est composée d'enseignants et de responsables pédagogiques de la formation.
  • Le dossier est la voix de votre enfant : La lettre de motivation n'a pas disparu, elle s'appelle le "projet de formation motivé". La rubrique "Activités et centres d'intérêt" permet aussi de valoriser des expériences personnelles, sportives ou associatives. Ce sont des espaces d'expression essentiels pour "humaniser" une candidature et montrer sa singularité. Aidez votre enfant à les soigner !

2. L'angoisse du vœu unique : "Si je ne suis pas pris, je ne sais pas quoi faire"

Justine, une autre lycéenne, rêve de devenir infirmière et avoue : "Je ne me vois pas autre part, donc c’est un peu stressant. Si je ne suis pas prise là-bas, je ne vois pas ce que je pourrais faire". Ce phénomène de "tout miser" sur une seule formation est un piège dangereux qui génère un stress immense.

Votre rôle de coach :

  • Explorez les plans B (et C !) : L'objectif n'est pas de douter de son premier choix, mais de sécuriser son parcours. Encouragez votre ado à formuler plusieurs vœux. S'il vise une formation sélective (école d'infirmière, BUT, prépa...), il est indispensable d'ajouter des vœux de sécurité, comme des licences universitaires dans des domaines proches.
  • Diversifiez les types de formations : Le système post-bac est riche. Pour un même projet professionnel, plusieurs voies existent. Par exemple, pour travailler dans le commerce, on peut envisager un BTS, un BUT, une licence ou une classe préparatoire. Visiter des salons et les journées portes ouvertes est le meilleur moyen d'ouvrir le champ des possibles.
  • Rassurez sur le droit à l'erreur : L'orientation n'est pas une condamnation à vie. Il existe de nombreuses passerelles pour se réorienter après une première année si le choix initial n'était pas le bon. Dé-dramatiser l'enjeu permet de faire baisser la pression.

3. Le stress de la concurrence : "Tout le monde a un meilleur dossier que moi"

Face à la masse de candidats, beaucoup de jeunes se dévalorisent et ont l'impression de ne pas avoir le niveau. C'est le syndrome de l'imposteur, alimenté par la pression ambiante.

Comment l'accompagner avec bienveillance :

  • Concentrez-vous sur ses points forts : Aidez-le à relire ses bulletins et à identifier ses réussites, même modestes. Chaque parcours est unique. A-t-il progressé dans une matière ? S'est-il investi dans un projet ? Est-il apprécié pour son sérieux ? Ce sont des atouts à valoriser.
  • Faites le point avec ses professeurs : Les professeurs principaux et les psychologues de l'Éducation Nationale (Psy-EN) sont des alliés précieux. Ils ont une vision objective du niveau de votre enfant et des exigences des formations. Un rendez-vous peut permettre d'établir une stratégie de vœux réaliste et ambitieuse.

En conclusion, la période Parcoursup est sans conteste une source de tension. Mais en déconstruisant les mythes et en adoptant une posture d'écoute et de soutien stratégique, vous pouvez transformer cette épreuve en une formidable opportunité pour votre enfant d'apprendre à se connaître, à faire des choix et à construire son propre chemin. Et c'est là l'essentiel.

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